La prunelle

 

La Prunelle

(ou Brunelle, herbe aux charpentiers, charbonnière, herbe Saint-Quentin)

Latin: Prunella vulgaris

Elle pousse partout dans vos pelouses que vous négligez un petit peu (j’aime les pelouses négligées…)  Soyez attentif.  Possibilité de vous tromper avec le lierre terrestre et la bétoine, fouilles sur le net pour bien distinguer la différence.  Regardez surtout au niveau des feuilles, c’est-ce qui vous sera le plus utile pour bien l’identifier.

Récolte :

Sommités fleuries : au moins de juillet/aout

(fin juillet à mi-aout pour les fleurs séchés sur le plant – Concentration plus élevée en polysaccharides stimulant du système immunitaire)

Feuilles : au besoin, les plus belles et les plus jeunes

Utilisation : séchée ou fraiche.  Faire sécher en la suspendant dans un endroit sombre tout simplement.

Propriétés :

Externe :

  • Cicatrisante
  • Anti-inflammatoire
  • Hémostatique (aide à stopper les saignements)
  • Aide à prévenir les ecchymoses
  • Bactéricide
  • Fongicide

 

Interne :

  • Anti-inflammatoire
  • Diurétique
  • Antiviral
  • Bactéricide
  • Hypotenseur
  • Hépatique (aide le foie)
  • Antioxydant
  • Aurait de belles propriétés contre les tumeurs

 

Idéal pour :

  • Faire désenfler (mastites entre autres…)
  • Inflammation des ganglions
  • En macérât huileux pour aider à cicatriser et stopper les saignements tout en désinfectant les plaies
  • En interne, elle abaisse la pression, ce qui aide beaucoup aux maux de têtes entre autres
  • Aide à faire baisser la fièvre et serait très performante utilisées avec l’achillée millefeuille qui fleurie en même temps que la prunelle.
  • En gargarisme (tisane) : ulcère buccal (très efficace)
  • Diarrhées, hémorroïdes, troubles du foie
  • Tuberculose
  • Goutte, arthrite, rhumatismes
  • Empoisonnement alimentaire (excellent combinée avec le charbon activé)

 

INFUSION :

1 c. à thé de plante séchée ou fraiche par tasse d’eau (max 80°C, frémissante)

À boire ou en gargarisme

 

PLANTE BROYÉE OU MÂCHÉE EN CATAPLASME :

Sur les blessures pour prévenir le risque d’infection et l’inflammation, aide à la cicatrisation. Plante à connaitre en randonnée et en survie (voir aussi le plantain).

 

TEINTURE MÈRE :

Dans un alcool à minimum 30% (La Vodka fait l’affaire)

Ratio plante : solvant   1 : 2

*le vinaigre de cidre de pomme à 8% d’acide acétique n’est pas le solvant recommandé dans ce cas-ci

 

MACÉRÂT HUILEUX :

À partir des parties aériennes fraiches ou séchées de la plante.

Choisir une excellente huile Végétale (HV).

L’huile passe partout étant l’huile d’olive extra vierge première pression à froid (EVOO)

Ration plante : huile végétal    1 : 2

Vitamine E ou Extrait de pépins de pamplemousse (EPP) pour la conservation 1 ml par 1000ml de macérat

Ne pas exposer aux rayons du soleil pour préserver du rancissement.

Excellent pour une huile à frictionner, pas besoin de la transformer en onguent.

 

Pour transformer en onguent de base…

40 ml de macérât huileux

5 gr de cire d’abeille

2 ml de vitamine E ou EPP (extrait de pépins de pamplemousse)

Attention de ne pas trop faire chauffer l’onguent car vous risquez d’altérer les propriétés.  La cire d’abeille a un point de fusion qui se situe aux alentours de 65°C, essayez de ne pas le dépasser

 

Conseils de bonne pratique :

Toujours bien filtrer les macérât pour éviter qu’ils ne se conservent pas.  Les parties organiques finissent par faire des moisissures en moins d’un an.

Entreposer dans un endroit sombre et frais (au frigo, une bonne huile d’olive fige totalement)

Évitez le contact avec le métal et préférez de loin les contenants de verre

Si vous ajoutez des huiles essentielles à votre macérât / onguent, validez bien avec une professionnelle en aromathérapie vos dosages, contres indications et interactions.  L’usage d’HE implique aussi l’usage d’un contenant approprié.  Plastique certifié PET ou PETE ou, très préférablement, du verre avec couvercle de plastique.

Stérilisez vos contenant avant transformation et entreposage

Si tout a été fait de manière saine et selon les règles de l’art, les produits devraient se conserver un an, mais un œil et un nez averti reste utile pour repérer tous signes d’altération.

 

Avis important :

Je ne mentionne aucune posologie dans ce document.   Personne ne devrait se fier à une recommandation générale trouvée sur le net pour s’auto-soigner.  Les plantes ont inspiré toute la pharmacopée moderne et ne sont pas à prendre à la légère.  Il s’agit ici d’une plante traitante, pas d’une botte de carotte!  Chaque personne vie avec des particularités et il s’agit de cas par cas.  Je ne vous connais pas, je n’ai encore aucun diplôme et jamais je ne prétendrai être habilité à vous apporter des solutions par internet sans vous connaitre.  Consultez un professionnel en herboristerie avant de vous auto-soigner.  Merci de votre compréhension et gardez ce texte en mémoire quand vous fouillerez sur le net à la recherche de solutions rapides et naturelles…

 

Marie-Eve Martineau

Simple Nature

 

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